10.04.11
Desole de vous importuner avec ça, tout le monde.
La procedure retenue pour les français de l’étranger (j’habite Tokyo) est un vote par correspondance. Il fallait s’inscrire avant le 13 juillet et s’acquitter d’un euro, ce que j’ai fait.
On était sensé recevoir les deux enveloppes et les bulletins en septembre, je n’ai rien reçu.
C’est la section de Tokyo qui s’occupe de cela, je crois. Or, je suis connu ici, et mon engagement pour Segolene Royal est un secret pour personne : il alimente régulièrement mon blog. Par ailleurs, ma critique de l’ambassade apres le séisme m’a valu une certaine notoriété, il est impossible que la section ne me connaisse pas. Je pense qu’il n’y a pas de hasard a ma non réception de bulletin.
Je suis ecoeure. Je viens donc d’écrire au PS car malgré mon inscription sur le site avant le 13 juillet, et mon paiement de 1 euro, je n’ai rien reçu pour voter par correspondance.
Je pense porter plainte, je pense que la police fait cela, a l’ambassade.

Desole de vous importuner avec ça, tout le monde.

La procedure retenue pour les français de l’étranger (j’habite Tokyo) est un vote par correspondance. Il fallait s’inscrire avant le 13 juillet et s’acquitter d’un euro, ce que j’ai fait.

On était sensé recevoir les deux enveloppes et les bulletins en septembre, je n’ai rien reçu.

C’est la section de Tokyo qui s’occupe de cela, je crois. Or, je suis connu ici, et mon engagement pour Segolene Royal est un secret pour personne : il alimente régulièrement mon blog. Par ailleurs, ma critique de l’ambassade apres le séisme m’a valu une certaine notoriété, il est impossible que la section ne me connaisse pas. Je pense qu’il n’y a pas de hasard a ma non réception de bulletin.

Je suis ecoeure. Je viens donc d’écrire au PS car malgré mon inscription sur le site avant le 13 juillet, et mon paiement de 1 euro, je n’ai rien reçu pour voter par correspondance.

Je pense porter plainte, je pense que la police fait cela, a l’ambassade.

9.17.11
9.15.11




Alors que partout dans le monde des événements incroyables se déroulent à une vitesse accélérée, la France, sous torpeur, tâche d’oublier la crise monétaire, la crise financière, la chute des bourses, le retour de la récession, le meurtre de Norvège, le conflit Libyen, le chômage de masse, l’envolée des prix des produits de base, les émeutes à Londres, les plans d’austérité… Et de vouloir oublier aussi, la France, l’élection présidentielle de l’an prochain, comme assommée par les accusations de viols et de tentatives de viols, les maitresses, les garçonnières et les millions de dollars de caution de celui qu’elle semblait s’être choisie pour la représenter et lui rendre un peu ses couleurs. Avec des accusations contre Christine Lagarde aujourd’hui à la tête du FMI, accusée d’avoir protégé les intérêts de Bernard Tapie. Et pour derniers développements des accusations glauques sur la Françafrique, cette excroissance contemporaine d’un passé colonial et de l’affairisme de ces cliques qui nous gouvernent, nos « élites ». Avec des sondages qui pré-décident à grand renfort de publicité des issues à venir et une sorte de résignation à leur obéir pour « chasser Sarkosy »… Comme s’il ne s’agissait que de ça.

Les cliques qui nous gouvernent en protégeant les intérêts de la bourgeoisie financière, dans un lamentable sursaut de survie, nous supplient d’augmenter les impôts « des plus aisés », Oh, quelques miettes!, trop intéressées de garder une paix sociale qui ne tient plus qu’à un fil tant l’exaspération est grande, espérant rendre plus supportables ces cures d’austérité et la généralisation de la précarité sociale que les agences de notation à la solde de la même grande bourgeoisie financière recommandent pour plier les gouvernement sous les coups répétés d’une spéculation qui l’enrichit exponentiellement.
Marianne est, encore une fois, plongée dans un de ces moments sombres dans laquelle ses élites et les cliques à leur solde, âpres au gains, la plongent régulièrement. La Marianne, fière et conquérante de Delacroix n’est plus que pauvre Dame Misère, dominée et résignée par des cliques coalisées qui se bâfrent sur son dos. Triste spectacle.
Les vacances, cette année, avec leur soleil avare et leur fraicheur inhabituelle, ont eu un goût de fin de quelque chose. La rentrée, de fin d’un monde.

Jacques Chirac avait mis la France sur les genoux. Le président des riches Nicolas Sarkosy l’aura usée jusqu’au trognon.

On la comprend, Marianne. Son peuple, réputé fainéant à travers le monde, est pourtant un peuple travailleur, affichant une incroyable ingéniosité. Râleur certes, il sait aussi si bien s’ouvrir au monde. Celles et ceux qui ont mon âge ou un peu plus ont vu ce pays changer à une grande vitesse, nous avons vu la pop d’autres pays nous enivrer, les séries américaines nous exciter, internet nous bousculer. Et nous avons adoré cela, car la France, sans cesse tentée de revenir à son vieux fond conservateur, est aussi habitée par son rêve Malouin, les rivages lointains.
La Fayette. Qu’est ce que nous l’avons aimé, ce “cousin Américain”…
On la comprend, Marianne, que ses enfants soient originaires d’ici, de là, ou de là bas, mais qu’est-ce qu’on s’en fiche!, d’ailleurs. Ils aimeraient tellement que tout soit un peu plus maitrisé.

Ils aimeraient tant se sentir gouvernés. Sans poigne ni gesticulation.
Prêts pour de grandes aventures pourvu qu’ils sachent où ils allaient.

De Gaulle. À l’époque où les ancêtres politiques de Madame Le Pen et d’une certaine droite de plus en plus influente dans les corridors de l’Elysée, les Pétain, les Laval, les Drieu-la-Rochelle, les Doriot, les Déat, avaient pris le pouvoir et décidaient de réaliser leur programme de revanche sociale en collaboration avec Adolphe Hitler, il fallait y croire, à cette autre “idée de la France”.

Liberté. Égalité. Fraternité.

Il faut dire que la Troisième République agonisante, avec son affairisme, ses camps de transits pour réfugiés Juifs d’Europe Centrale ou Républicains Espagnols, son chômage de masse, son affairisme et son avachissement moral la conduisant à laisser agoniser sans broncher la si jeune et si vaillante République Espagnole, avait bien préparé cette incroyable débâcle et la superbe abdication de 1940.
Relire Marc Bloch, L’étrange défaite…

De Gaulle, en 1940. Mais quelle farce…!, disait-on dans les salons de la bourgeoisie collaboratrice, vers La Madeleine, Versailles ou Vichy.
À un peuple sonné, vaincu, écrasé par la Sainte Alliance anti-sociale, il parlait grandeur, ambition, résistance. Sa voix, comme venue d’ailleurs, couverte par le brouillage vichyste qu’aujourd’hui certains conservateurs proches du pouvoir aimeraient imposer aux réseaux sociaux, parlait sans se lasser, tous les jours, comme dans le vide immense d’un pays résigné.
Appelant à y croire, ranimant l’espérance en un rêve qui dépasserait cette vieille France mesquine des cliques coalisées, et ressusciterait cette “idée” d’une France lumineuse, enviée, rêvée, parlant au monde et respectant son propre peuple car animée de l’idéal démocratique renouvelé. Une France ressourcée de par l’espoir et les combats de son peuple.

Dans cet effort qui semblait si vain tant paraissait forte la domination de la vieille France anti-républicaine, bourgeoise et revancharde, la France aventureuse, debout, prenant des risques, tissa patiemment son réseau dans le danger, beaucoup périrent, certaines et certains n’avaient pas 16 ans, et parmi eux, parmi elles, se trouvaient des exilés étrangers qui, plus que tout autres, mesuraient dans le courage et le sacrifice d’eux-même combien ce rêve pouvait être précieux.

Ils ne firent qu’un derrière de Gaulle. Il avait dit qu’il était là, et il avait accepté que son nom soit désormais sali, trainé dans la boue, considéré comme une insulte par les cliques coalisée. Il s’allia avec les parias, tous les parias amoureux de “la Gueuze” en une étrange alliance que l’indignation et l’espoir exprimés par l’homme de Londres devant les abysses de la collaboration réveilla de leur résignation. L’alliance de celles et ceux qui, comme lui, voulaient rêver si fort, à en mourir, qu’ils renverseraient les clique et leurs sbires collaborateurs qui, après les avoir exploités depuis si longtemps et les avoir méprisés, avaient désormais sacrifié à leur soif de stupre le pays dont ils s’étaient vantés pendant si longtemps d’être les plus ardents défenseurs, les salauds!

De Gaulle et son armée des gueux, des sans noms, des parias, indignés, mais aussi nobles, droits, armée de l’ombre et du silence, de la solitude, ah, la solitude!, fière, dans la souffrance, d’être traitée de communiste et de gaulliste, cela donnait une raison, juste avant de mourir en criant, “Vive la France!”

De Gaulle dit non à Churchill, dit non à Roosevelt, dit non à Truman, il nous permit de n’être la colonie de personne, nous offrant, malgré la honte où nous plongèrent nos élites décadentes se vautrant dans la fange hitlérienne, la fierté d’être un peuple libre qui bâtirait lui même son destin, entretenant au fond de nous, peut être bien involontairement, mais qu’importe!, la marque indélébile et éternelle, le message vrai de 1789 : nous, le peuple, uni, rien ne nous abattra, et nous chasserons, demain, les tyran, comme nous les avons chassé hier. Nous sommes un peuple libre, citoyen, et notre fierté, c’est notre liberté.

Merci, camarades.

Et voilà que l’élection Primaire du parti socialiste approche à grand pas. Véritable tribune, véritable manifestation qui n’en a pas le nom, elle git là où les responsables du parti politique qui l’organisent ont bien voulu la faire trainer. Pas de débats, que rien ne dépasse.

Or, produites par les mêmes politiques qu’avant guerre, avec le même avachissement moral et décadent dans les stupres de l’argent devenu la valeur de toute chose, elles sont de retour, les cliques. Quelle ironie, avoir vu l’ancien premier ministre Raffarin, en vendant des propriété de l’état pour renflouer les caisses qu’il avait lui-même vidées en faisant des cadeaux fiscaux aux riches, retourner à leurs propriétaires antérieurs ces biens dont ils avaient été expropriés pour avoir collaboré avec le régime hitléro-vichyste. Elle monopolisent le pouvoir, elles en ont fait leur chose. Jusqu’aux héritiers du collaborateur hitléro-vichyste Renault de réclamer des réparations à l’état, ces salopards.

La force des marchés, ce verbeux cache-sexe d’une grande bourgeoisie qui se cache dernières ces grands gestionnaires de capitaux qui travaillent à l’enrichir, est immense.
Elle a mis à genoux le gouvernement socialiste Grec, pourtant préparé à rétablir les comptes publics. Mais cela n’était pas suffisant, il lui fallait mettre la main sur des sociétés publiques, sur des morceaux de littoral protégé, sur les caisses de retraite de ce petit pays, après y avoir laissé le gouvernement conservateur précédent falsifier les comptes publics et installer la corruption, en toute impunité, avec l’aide de ces banques d’affaires qui, en y réalisant des milliards de bénéfices, leur verseraient les chers dividendes de ces malversations.

La France a besoin d’une présidence solide, d’un gouvernement de guerre contre l’enrichissement immoral.
Elle a besoin qu’un grand coup de balaie nettoie ces écuries d’Augias. Elle a besoin d’une personnalité de marbre dans le rapport de force avec le capital, qui nous permettra de refuser le diktat de cette expropriation de la richesse commune. Et elle a besoin d’une communion de son peuple dans cette nouvelle résistance. Elle a besoin d’une personnalité que les coups n’atteignent pas. Elle a besoin d’une personnalité qui n’a pas peur d’être trainée dans la boue, qui sait que ne s’y salie que celui qui y a trainé.
La France a besoin de l’armure d’un nouveau De Gaulle et du sens Mitterrandien de notre mission historique.
Elle a besoin d’un personnage neuf qui lavera l’affront international du tombeur du Sofitel.
Elle a besoin d’un personnage qui telle Marianne, brandira les trois couleurs de notre drapeau sans jamais y oublier le rouge. Elle a besoin d’un élan qui vient de ces quartiers périphériques que les cliques coalisées nos présentent comme la source de tous les maux, mais dont nous savons qu’ils recèlent cette énergie qui de tous temps nous a relevés, nous a élevés et donné tout son sens à la chanson,
Aux Armes, Citoyens!

La bataille est engagée. Des profondeurs de la France les énergies du renouveau ne demandent qu’à se lever, et à marcher.
Pour la Liberté. Pour l’Égalité. Pour la Fraternité.

Nous avons cette personnalité, elle a passé un pacte avec nous. Elle ne nous a jamais laissé tomber et malgré les coups que les sbires et les cliques lui ont portés, elle continue son chemin, toujours plus solide. Elle est la Marianne de Delacroix, les trois couleurs au vent, et elle avance.
À nous de nous relever et la suivre, la confiance en notre force. L’avenir devant nous.

Le 9 octobre, ne composons pas nos principes, ne négocions pas notre pouvoir.
Le 9 octobre, toutes et tous, votons. Faisons voter. Venons manifester, exercer notre pouvoir.
Résistons.
Choisissons le courage, choisissons la force. Ouvrons l’avenir
Le 9 octobre, VOTONS POUR NOUS. VOTONS SÉGOLÈNE ROYAL.


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9.11.11

Le Contrat avec la Nation - Discours intégral #royal2012 #primaire2012

(Source : dailymotion.com)

8.31.11

Jean-Louis Bianco sur France Inter #royal2012

(Source : dailymotion.com)

8.29.11

Michel FUGAIN - Le chiffon rouge #royal2012

(Source : dailymotion.com)

8.29.11

#royal2012 Clip réalisé par l’équipe de campagne de Ségolène Royal a consommer, diffuser sans aucune sorte de modération!

(Source : dailymotion.com)

8.29.11

Discours de la Rochelle, version intégrale #royal2012 Un excellent discour. Merci aux uploaders, je vis a Tokyo! On va gagner #victoire2012

(Source : dailymotion.com)

8.26.11

Ségolène Royal Presidente / video 2 corrigée #royal2012 @royalsegolene @segorama #primaire

(Source : youtube.com)

8.23.11

Tribune parue dans Le Figaro du lundi 22 août 2011
 
L’Unité nationale, oui, mais pour un changement juste et efficace
 
Monsieur le premier ministre, vous n’avez pas tort lorsque vous écrivez que nous avons une responsabilité majeure, nous responsables politiques,
de tous bords, pour sortir la France de la crise.
 
Vous le savez aussi, les Français sont inquiets et ne croient plus aux discours politiques. Ils voient aussi se creuser les inégalités alors que
les dégâts d’une mondialisation anarchique pèsent toujours sur les mêmes, et notamment sur les salariés qui perdent leur emploi.
 
Je suis certaine que vous partagez l’idée que, pour justifier une unité nationale aux yeux des Français, il faut que la décision qu’elle porte
soit efficace et honnête. Est-ce efficace d’inscrire dans la Constitution l’objectif de maîtriser le déficit public sans dire aux Français qui
va payer ? Pouvez-vous nous dire quelle sera la sanction au non-respect de cette règle ?
 
L’engagement de limiter le déficit à 3 % du PIB en 2013 a été de toute façon pris dans un sommet passé. Alors pourquoi ferait-on croire aux
Français qu’il s’agit là d’un engagement nouveau ? Est-ce honnête d’attendre la fin du quinquennat pour poser les règles d’une gestion
des dépenses publiques ?
 
Si oui, pouvez-vous affirmer que, si cette règle de la maîtrise du déficit avait été posée en 2007, vous auriez pu engager les dépenses
suivantes : bouclier fiscal, allègement de l’ISF, exonération des heures supplémentaires, création de niches fiscales et sociales ?
 
Chaque année, les seuls allègements fiscaux ont coûté aux Français 10 milliards d’euros et le déficit public a doublé en quatre ans. A cette
question s’ajoute celle des réformes qui n’ont pas été faites et qui pourraient utilement contribuer au redressement de nos comptes : la lutte
contre la fraude fiscale, évaluée à quarante milliards d’euros, l’équité fiscale entre les entreprises du CAC 40, qui ne payent pas plus que
8 % d’impôts en moyenne, et les PME qui en paient plus de 30 % alors qu’elles ont créé 80 % des emplois. Il ne serait donc guère honnête, de
la part de l’opposition, de faire croire aux Français, en votant cette barrière de papier, que tout est rentré dans l’ordre.
 
Car un ordre injuste fait rage, alimenté par la voracité du marché financier que rien n’arrête. Vous savez bien que, tant que cette spéculation
sauvage aura libre cours, il sera impossible de régler le problème des déficits et de la dette.
 
Alors que les placements financiers recherchent des rendements à deux chiffres, la croissance est au point mort. Qui paie la différence ? La fuite
en avant vers « toujours moins » de services publics, de salaires, de retraite, de santé, d’école est sans issue, si ce n’est la révolte des
peuples qui n’acceptent plus l’inertie des gouvernants pour que les banques, au lieu de commander, soient contraintes d’obéir enfin à des règles
qui les mettent au service de l’économie réelle, juste contrepartie de la gestion des dépôts des citoyens et des entreprises.
 
Au moment de la crise de 2008, j’avais dit qu’en contrepartie de l’aide des Etats aux banques, il fallait entrer au capital, imposer des règles
prudentielles, imposer comme en Amérique latine un quota obligatoire d’utilisation des dépôts pour financer l’activité économique.
 
Ce n’est pas seulement une crise financière que nous devons juguler, c’est une crise de civilisation. Saisissons l’occasion de ce moment historique
pour redéfinir les règles du jeu.
 
L’unité nationale peut se faire lorsque l’histoire nous appelle à nous engager sur un nouveau chemin comme l’a fait le Conseil National de la
Résistance allant des communistes, aux gaullistes sociaux. C’est un projet de civilisation qui, à ce moment là, a été défini. Vous conviendrez
que l’article budgétaire que vous voulez inscrire dans la Constitution est loin de cette ambition. Un débat loyal avec l’opposition aurait pu le
permettre, mais durant ce quinquennat, à aucun moment les démocraties sociale, parlementaire et citoyenne n’auront été conviées à la définition
de notre avenir commun.
 
En conséquence, remettons-nous au travail. Je vous propose, en complément de votre « règle d’or », les règles d’un ordre social juste pour
mettre fin aux désordres injustes : désordres des banques qui dictent leur loi aux Etats et aux peuples, désordre des spéculateurs qui vampirisent
la création de richesse par le travail.
 
Chacun le sait, le moment politique est grave. En 2008, nous sommes passés au bord du gouffre. En 2011 cela recommence, car même la moralisation
promise concernant la rémunération des tradeurs n’a pas été faite.
 
L’occasion est unique pour la responsabilité politique de reprendre ses droits sur le système financier et de tout faire pour relancer l’activité
économique.
 
Je vous propose, Monsieur le premier ministre, pour faire un pas vers la convergence que vous souhaitez, d’ajouter à votre « règle d’or » les
règles suivantes. La règle de diamant : que le principe de justice fiscale soit aussi inscrit dans la Constitution. La règle d’argent : que
l’égalité fiscale soit faite entre les entreprises du CAC 40 et les PME. La règle de fer : que soient interdites les stock-options et les
surrémunérations des tradeurs. La règle d’airain : que soit interdite la spéculation sur la dette des Etats et sur les assurances qui vont avec.
 
Ajoutons la règle du respect : que les valeurs humaines l’emportent sur les valeurs financières et que chacun puisse vivre dignement de son salaire
et de sa retraite. Enfin, la règle de bon sens : qu’un euro dépensé soit un euro utile et que toute dépense nouvelle soit gagée par une
économie. Et la règle de croissance : que soit créée une banque publique de financement des PME et des stratégies industrielles capable de créer
des emplois et d’augmenter les salaires.
 
On nous dit que rien n’est possible au niveau national ? Moi, je vous dis qu’il faut bien des pionniers pour avancer et pour entraîner. Ce n’est pas
la première fois que la France montrerait le chemin. Elle le doit aux peuples indignés ou résignés. Elle reprendrait le flambeau, celui de ce
grand pays, la France, qui a donné au monde les principes révolutionnaires de l’émancipation des peuples et de leur bien-être.
 
D’accord ?
 
Ségolène Royal

8.04.11
8.04.11
8.04.11
8.03.11
8.03.11

Pour la primaire, votez! @royalsegolene @segorama #royal #2012 #primaire #segolene #ps

(Source : youtube.com)

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